Saturday, October 22, 2005

start spreading the new

Voici le premier chapitre de mon journal américain…

“Jésus tombe pour la deuxième fois”: les indications de lieu signalent mes arrêt repos et écriture lors de mon “marathon de New York”. Les italiques marquent ce que j’ai vraiment écrit là bas…

Lundi 29 août lieu: le cimetière de Trinity Church

départ 6h50 l’air est chaud et humide. rue déserte. Manhattan noyé dans la brume. les odeurs, la température, l’humidité, ont été les signes les plus clairs du fait que cette fois, j’étais loin. Le chant des insectes, inconnu, l’aspect conquérant des arbres du New-Jersey; étais-je conditionné à donner une couleur “nouveau-monde” à tout, ou les choses la possédaient-elles vraiment?

1h de bus plus tard. vers 8h Tyrus et moi prenons un café assis sur les marches de la poste. Je lui ai demandé “the worst coffee ever”. Il est très bon (déception). Métro ligne A -> premier arrêt de Brooklyn. comme la veille où je suis descendu de l’avion pour tout encaisser de plein fouet, les accents, la pluie, la chaleur, je vois ce matin Times Square, la gare routière à l’heure de pointe, le café légendaire. Je ne peux pas encore trier les informations; j’adopte une fluidité mentale pseudo-bouddhiste, et me laisse traverser.

Traversée du pont -> city hall. Les immeubles entassés ont grandi jusqu’à occuper toute la place. Malgré moi je longe Ground 0. Impossible d’y échapper mais le trou fait plus penser à un chantier qu’à l’épicentre d’une explosion nucléaire. Avant ça: tentative de rentrer dans Woolworth Building. J’aperçois le plafond entièrement doré qui tient plus d’une église byzantine que gothique-> le garde me fait non de la main.

World Financial Center. Une galerie clinique aux marbres étincelants. Tour de la presqu’île à pied. Liberté loin dans la brume mais le temps s’éclaircit. Je tente de visiter le Skyscrapers Museum mais il est fermé. Perdu dans les ruelles du Financial District. Marteaux piqueurs et vacarme. J’essaye de ne pas multiplier les photos à l’infini. Il fait très chaud. Je suis Broadstreet, attiré par la flèche de Trinity Church, et constate que le cimetière tient lieu de jardin public. Les tombes ont 200 ans. Mais le grondement de la ville ne s’atténue pas. Mon premier jour, mon premier matin  même, et je me rappelle tellement de la caissière black qui ondulait de la voix et du corps entier, et qui n’était qu’un sourire. Peut-être m’a-t-elle appelé “baby”. Les gens aiment les gens, ou du moins est-il considéré comme impoli de montrer qu’on ne les aime pas. Dans le cimetière, un vieil homme qui déjeune sur le banc à côté de moi me montre les tombes et m’explique qu’elles ont l’air de fantômes.

lieu: le McDonald’s de Chinatown

Après une halte à la librairie Border’s, remonté Broadway (Chrysler Building luisant au loin) et crochet par le bureau de poste qui jouxtait WTC. Marché sans but et bifurqué vers la droite et Chinatown. Je vais essayer de trouver le grand magasin indiqué dans le guide.

 lieu: Tompkins Square, East Village

 Chinatown a gagné: je n’en peux plus. Deux heures en plus de boutiques défilant sans trève, de bazars kitsch et de montres en or. Les américains feraient mieux de craindre leur véritable futur adversaire, d’autant qu’il est spectaculairement implanté chez eux. Ici, à Tompkins Sq, je peux apercevoir une religieuse qui me fait penser aux deux nonnes bouddhistes aperçues au Mc Do tout à l’heure.Les écureuils sont énormes. je ne bouge plus. Lessivé de cette première journée de marche, et dérouté. je n’ai pas vu les merveilles, la gloire de la ville; j’ai vu des quartiers interminables de bâtiments bas, de cables électriques apparents, de marginaux tatoués, de chinois inhospitaliers. Le sentiment d’étouffement dans Chinatown était quasi insupportable: la moiteur, la foule, les odeurs. Les gratte-ciel, mes chers gratte-ciel, miroitaient légèrement dans l’air étouffant; mais la vie ne paraissait-elle pas plus présente dans les quartiers délabrés?

Posted by Akida at 22:43:48 | Permalink | Comments (1) »

Friday, October 14, 2005

ce sont amis que vent emporte

décidément, je suis branché poésie du XV-XVI ème aujourd’hui (sauf pour le post précédent!!)

plaisant de rencontrer des apprentis fonctionnaires, plaisant de constater qu’ils sont tous confrontés au patchwork psychiatrique que composent leurs collègues.

plaisant enfin de les imaginer eux-même après 20 ans de carrière dans la FPT, une fois que le carcan aura étouffé toute envie de vivre un peu. (je ne suis pas sûr d’y échapper moi-même).

J’ai rencontré Marie, qui m’a plu.

Marie est chargée de remplir des missions d’archiviste dans les trous perdus d’un département dont je me rappelle à peine qu’il existe. Marie n’est jamais à son bureau, où une collègue mentalement très malade ne supporte pas la moindre idée d’imprévu, et fait tout pour contrarier de loin la pauvre enfant. Marie débarque dans des communes variées, mandatée par un improbable supérieur hiérarchique qui ne se rendra jamais compte qu’il lui a confié une mission à laquelle personne ne croit. Marie doit lutter à chaque fois pour mendier une chaise inconfortable et un coin de table, et transporte ses propres stylos et papier car on n’en met jamais à sa disposition.

Marie lit Hypérion entre nos séances de cours, et m’a pris mon agenda des mains “parce qu’elle aime bien regarder”. Marie a constaté que je notais des titres de livres à toutes les pages, et maintenant “je suis son ami car il y a plein de titres de SF mais pas seulement”. Marie m’a transmis une recette de bouillon anti-rhume à base d’ail et de clous de girofle, (1l d’eau, une gousse d’ail en cubes sans le germe, 10 clous de girofle, faites bouillir 10 minutes et buvez chaud) dont je ne sais pas encore si elle est efficace; son ingestion est pourtant une expérience. 

En plus, Marie n’est que la partie émergée de l’iceberg

Posted by Akida at 10:15:25 | Permalink | Comments (3)

parasite têtal (ne me remerciez pas)

Personne dans le monde
Ne marche du même pas
Et même si la Terre est ronde
On ne se rencontre pas

Les apparences et les préférences
Ont trop d’importance
Acceptons les différences

C’est vrai, faut de tout tu sais
Faut de tout c’est vrai
Faut de tout pour faire un monde

Personne dans la vie ne choisit sa couleur
L’important c’est d’écouter son coeur
Si celui qui te paraît différent
Très bien, c’est le sien
Tu as le tien et j’ai le mien !

Alors donnons-nous la main

Personne dans le monde
Ne marche du même pas
Et même si la Terre est ronde
On ne se rencontre pas

Les apparences et les préférences
Ont trop d’importance
Acceptons les différences

C’est vrai, faut de tout tu sais
Faut de tout c’est vrai
Faut de tout pour faire un monde

Ce qui compte dans la vie c’est le bonheur
Chacun de nous le trouve à son heure
Tu veux le partager
Alors c’est gagné
N’attends pas demain
Ici tout va pour le mieux
On pourra tous être heureux

Personne dans le monde
Ne marche du même pas
Et même si la Terre est ronde
On ne se rencontre pas

Les apparences et les préférences
Ont trop d’importance
Acceptons les différences

C’est vrai, faut de tout tu sais
Faut de tout c’est vrai
Faut de tout pour faire un monde

Faut de tout tu sais
Faut de tout c’est vrai
Oui c’est vrai tu sais
Faut de tout pour faire un monde !

Posted by Akida at 10:02:18 | Permalink | No Comments »

blog not dead

je suis là!!

mais le temps s’en va, le temps s’en va, ma Dame et je suis happé entre des jours de formation obligatoire où je me fais de nouveaux amis, la fin d’une liaison explosive avec la femme de ma vie (du moins des trois dernières années)

la femme de ma vie

et le tripotage de mon nouveau joujou (je sais, je ne grandirai jamais complètement.)

 

Posted by Akida at 09:47:51 | Permalink | Comments (1) »