un lien
un fois n’est pas coutume, un article sur Starwars qui traite objectivement mais poétiquement de la saga sans les scories nostalgico-péjofidesques (il n’y avait pas d’adjectif s’appliquant à “mauvaise foi” jusqu’à aujourd’hui) habituelles.
un fois n’est pas coutume, un article sur Starwars qui traite objectivement mais poétiquement de la saga sans les scories nostalgico-péjofidesques (il n’y avait pas d’adjectif s’appliquant à “mauvaise foi” jusqu’à aujourd’hui) habituelles.
d’abord, parce que pourquoi pas?
ensuite, parce que je fais ce que je veux, c’est mon blog
enfin parce que c’est drôle
“Dans les colloques, si l’on fixe le temps de parole à 15 minutes, l’universitaire américain synthétise sa question en 15 minutes, allant tout de suite au vif du sujet. Le Français passe 15 minutes à expliquer l’impossibilité de s’en tenir à 15 minutes. Il y ajoute des prolégomènes et remarques méthodologiques. Après quoi - on en est à 20 minutes - il commence peut-être à traiter le sujet.”

et s’il ne disposait que de 8 minutes!
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Quelle ultime limite faudra-t-il franchir pour que cesse enfin le scandale du Goncourt ? Un récent et sévère rapport du Service central de prévention de la corruption (SCPC), remis au ministre de la Justice, dénonçait déjà (entre autres) la confiscation des prix littéraires, et du très important chiffre d’affaires que ceux-ci génèrent, au profit de quelques grandes maisons d’édition et pointait la difficulté «de faire la part des choses entre les membres des jurys, généralement tous auteurs d’oeuvres littéraires, et les maisons qui les éditent». La plus célèbre des distinctions automnales semble à présent décidé à jeter aux orties tout souci de déontologie. Soudain l’été dernier, François Nourissier, ancien président et toujours membre influent du jury Goncourt, faisait savoir que son choix personnel se portait définitivement sur la Possibilité d’une île de Michel Houellebecq, les quelques centaines d’autres romans parus à l’occasion de la rentrée littéraire se trouvaient ainsi relégués au rang de quantité négligeable, tout juste bons à faire masse et pas même dignes d’une lecture superficielle. Sans crainte du ridicule, la deuxième liste du Goncourt intégrait pourtant in extremis un ouvrage absent de la première sélection, à savoir Trois Jours chez ma mère de François Weyergans, paru tardivement (c’est-à-dire fin septembre) chez Grasset. Jugements formés a priori et passe-droits font ici bon quoique paradoxal ménage. Afin de bien enfoncer le clou où accrocher ce triste portrait de la république des lettres, le Monde du 8 octobre dernier rapportait, sous la plume d’Ariane Chemin, que Michel Houellebecq et François Nourissier ont pris l’habitude de se retrouver à l’heure du goûter dans l’hôtel particulier du second où il arrive au premier, «trop las pour retrouver le chemin du retour», de passer la nuit sur le canapé. Touchante générosité qui consiste à offrir tout ensemble à son hôte non seulement le toit, mais aussi le couvert chez Drouant puisque le grand aîné, apprend-on dans le même article, se bat depuis cinq ans pour «le jeune écrivain» et ne souhaite rien tant que «lui offrir le prochain prix de l’académie Goncourt, le 3 novembre». Mais rien ne sert de triompher entre amis, encore faut-il y parvenir sans péril. C’est ainsi que la troisième et dernière sélection du prix Goncourt, rendue publique le 25 octobre, a pris soin d’écarter tous les livres porteurs d’une quelconque ambition encore présents dans la deuxième sélection (Waltenberg d’Hédi Kaddour ou Lutetia de Pierre Assouline), déjà très édulcorée (où est donc le Goût des femmes laides de Richard Millet ? la Serveuse était nouvelle de Dominique Fabre ? où sont donc les Jouets vivants de Jean-Yves Cendrey ?), et de n’entourer le lauréat idéal que de livres peu susceptibles de lui porter ombrage. Falaises d’Olivier Adam se révèle un roman dépourvu d’à peu près tout ce qui caractérise la véritable littérature (style, ton, nerf, vision) et s’apparente au mieux à une rédaction de bon élève, lisse jusqu’à l’impersonnel. Trois Jours chez ma mère de François Weyergans, sous les apparences d’une mise en abyme de l’impossibilité d’écrire, consiste en un insupportable et vain bavardage aux limites du remplissage. La bande des quatre est complétée par Fuir de Jean-Philippe Toussaint, sans doute le plus honorable texte du lot, même si son auteur pourrait concourir en bonne compagnie au titre d’écrivain français contemporain le plus surévalué. Quoi qu’il en soit, l’auteur de la Salle de bains représente la dernière chance d’éviter le scandale dans le scandale que constituerait l’obtention du prix Goncourt à la Possibilité d’une île, où notre champion hexagonal de la modernité littéraire, après avoir penché vers SAS dans son précédent opus (Plateforme), lorgne désormais du côté de la collection Harlequin («J’ai 40 ans, elle en a 20 : notre amour est-il impossible ?») et distille un ennui qui donne une idée de l’infini. Mais inutile de trop compter sur les autres distingués membres du jury pour ramener François Nourissier à la raison littéraire. Didier Decoin, par exemple, déjà coupable de l’inexpiable forfait d’avoir proprement équarri le Comte de Monte-Cristo aux fins d’adaptation télévisée pour TF1, a fait paraître voici quelques mois un livre intitulé Avec vue sur la mer (Nil). En page 103, on y lit : «Ce système-là, prédisait M. Bonnet, finirait par nous asphyxier aussi sûrement que les émanations d’oxyde de carbone avaient eu raison de ce pauvre Marcel Proust.» Quand on confond Marcel Proust et Emile Zola, il est à craindre qu’on ne parvienne pas non plus à distinguer entre Houellebecq et la littérature. |
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J’ai feuilleté le nouvel Astérix et j’ai eu une fois de plus la preuve que Gosciny avait tout le talent. En plus je vais vous spoiler toute l’histoire comme ça vous n’aurez pas besoin de l’acheter, et les dieux savent que c’est pourtant contraire à toutes mes convictions. De toute façon vous ne me croirez pas.
C’est un extraterrestre bleu en Babygro qui débarque au village des gaulois attiré par la recette de la potion magique. Il vient d’une race dont le nom a été habilement forgé à partir d’un anagramme de “walt disney”, car l’album se veut un hommage à ce monsieur qui n’en demandait (ni n’en méritait) sûrement pas autant. Y’a un autre extraterrestre qui ressemble à un insecte sur une motoneige. qui s’acoquine avec les Romains. Comme arme il a une espèce de totem indien qui sert de missile. Le gentil E.T. bleu a comme arme un “clone” (je cite) qui a la tête de Schwarzenegger habillé en superman. (Uderzo se rappelait vaguement qu’il y avait parfois des caricatures de vrais gens dans les bons Astérix).
Ca finit par un combat entre plein de totems missiles et plein de clones superman. Y’a des Romains et des sangliers aussi. Puis l’extraterrestre efface la mémoire de tout le monde. Banquet.
Voilà.
Par cet exercice dégradant de ringardise, qui enfonce un clou rouillé dans un bubon purulent (les précédents albums faisaient déjà peur) Astérix rejoint Thorgal et XIII au panthéon des séries de ma jeunesse immolées sur l’autel du profit.