Wednesday, November 2, 2005

Pitoyablus et Nullix sont dans une nef romaine

J’ai feuilleté le nouvel Astérix et j’ai eu une fois de plus la preuve que Gosciny avait tout le talent. En plus je vais vous spoiler toute l’histoire comme ça vous n’aurez pas besoin de l’acheter, et les dieux savent que c’est pourtant contraire à toutes mes convictions. De toute façon vous ne me croirez pas.

C’est un extraterrestre bleu en Babygro qui débarque au village des gaulois attiré par la recette de la potion magique. Il vient d’une race dont le nom a été habilement forgé à partir d’un anagramme de “walt disney”, car l’album se veut un hommage à ce monsieur qui n’en demandait (ni n’en méritait) sûrement pas autant. Y’a un autre extraterrestre qui ressemble à un insecte sur une motoneige. qui s’acoquine avec les Romains. Comme arme il a une espèce de totem indien qui sert de missile. Le gentil E.T. bleu a comme arme un “clone” (je cite) qui a la tête de Schwarzenegger habillé en superman. (Uderzo se rappelait vaguement qu’il y avait parfois des caricatures de vrais gens dans les bons Astérix).

Ca finit par un combat entre plein de totems missiles et plein de clones superman. Y’a des Romains et des sangliers aussi. Puis l’extraterrestre efface la mémoire de tout le monde. Banquet.

Voilà.

Par cet exercice dégradant de ringardise, qui enfonce un clou rouillé dans un bubon purulent (les précédents albums faisaient déjà peur)  Astérix rejoint Thorgal et XIII au panthéon des séries de ma jeunesse immolées sur l’autel du profit.

Posted by Akida in 12:54:15 | Permalink | Comments (3)