C’est tombé du ciel, mais j’ai eu l’occasion de voir une représentation de Bérénice de Racine en direct-live mercredi.
L’usage du “costume contemporain” était plutôt sobre, avec une seule touche un peu exubérante (et donc bienvenue car unique): lorsque Bérénice attend d’épouser Titus d’une seconde à l’autre (la pauvre!!) elle porte une robe de mariée tout ce qu’il y a de plus courant, avec froufrous et voilette.
Voir la Reine de Palestine habillée comme un mannequin de chez Pronuptia m’a permis de faire un rapprochement intercontinental et d’éluder quelques siècles: mais le bain permanent de Sex and the City où je barbote en ce moment m’y pousse bien fort.
Ce que veut la Reine infortunée est-il si différent des vélléités matrimoniales de Carrie et ses acolytes? Une vieille histoire sur l’amour entre les grands de ce monde, une (splendide) couche de XVIIème siècle pour la langue et la peinture des émotions, une branchitude new-yorkaise qui cache mal la détresse, tout ça pour arriver au même:
a’ veut s’en trouver un à marier, et à ç’t'âge lô ça serait pô du luxe