Wednesday, July 26, 2006

C’est fou ce que Métropolis…

…ressemble à Manhattan

on sait comment le 11 septembre a pu se produire: Superfesses était en vacances dans l’univers infini; c’est, à peine discret, le sous-entendu du film.

Brian Singer s’est peu soucié du scénario, des personnages, attentif qu’il était à soigner les phases d’atterrissage de Supermec. En douceur sur la pointe des pieds, sur le ventre sans toucher le sol, en météore depuis l’espace dans Central Park (ah non, à Métropolis le parc doit s’appeler autrement ;-), avec bô cratère à l’appui, en plouf vertigineux dans l’eau glacée. La cape bat dans le vent, le sigle pectoral se gonfle: mmmmmmm! Il y a de la sensualité sous le récit ridicule.

Et Metrottan de se fissurer, et les gratte-ciels de vaciller (on les reconnait tous… pourtant cette ville n’existe pas!), et les failles sismiques de venir de l’océan pour s’écraser devant le mémorial aux Marines. 

Les pouvoirs de Supergars ne reposent sur rien, ne riment à rien, mais la scène de la-balle-tirée-à-bout-portant-dans-l’oeil vaut tous les matrix revolution.

Posted by Akida at 13:21:41 | Permalink | No Comments »

Monday, July 3, 2006

trois mois moins une semaine

en trois mois moins une semaine, j’ai perdu et enterré ma grand-mère, revu de vieux amis maintenant lyonnais, rencontré de nouveaux.

j’ai poursuivi sans fin les spectres de mes fantasmes, croyant trouver le petit dieu mâle qui visitait mes rêves d’adolescent. Un morceau de chaque garçon et il apparaîtrait… c’était une quête impossible.

j’ai dit à deux reprises ce que je pensais, ce que je ressentais. à ma plus vieille amie d’abord, à mon plus grand amour ensuite. très éprouvant les deux fois. je ne regrette rien.

j’ai dit au revoir à ces gens de loin qui sont devenus si proches en quelques mois.

j’ai compris que mon travail pouvait se laisser aimer, si seulement je me prenais au jeu. le temps d’un week-end brûlant, je me suis disputé avec paris. le temps d’une semaine vive, je me suis réconcilié avec lyon.

j’ai suivi seiya et les autres derrière la porte où l’espoir est interdit. je ne quitterai jamais vraiment mes univers parallèles. saori-san!!

je me suis souvent perdu, j’ai blessé, je me suis amusé, j’ai parlé, j’ai voyagé, j’ai dansé, j’ai pleuré, j’ai dormi, j’ai regardé, j’ai goûté, j’ai appris, j’ai chanté.

je n’ai pas écrit. 

 

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