Wednesday, November 26, 2008

Mondovino

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Tuesday, November 18, 2008

Here comes the (Cirque du) Soleil

Depuis juin 2006 le Cirque du Soleil présente à Las Vegas, dans un théâtre spécialement construit (le “Mirage”), Love, un spectacle inspiré des chansons des Beatles. Ce n’est pas une captation qui sort simultanément en salles et en DVD, (ce sera sans doute le cas une fois le spectacle terminé), mais un documentaire sur la création du show.


 

Moins qu’à un making-of du spectacle, dont on verra finalement trop peu de choses (bonnes et moins bonnes), c’est à une étrange comédie que l’on assiste, dont le sujet pourrait se résumer ainsi: comment les auteurs ont dû travailler avec les “Beatles”.

Les guillemets s’imposent: à chaque fois qu’il sera fait allusion aux “Beatles” dans le film, il faudra surtout comprendre Olivia Harrison et Yoko Ono Lennon.

 

L’idée du spectacle était née de l’amitié entre George Harrison et Guy Laliberté, le fondateur de la compagnie. C’est donc Olivia qui écope du titre de veuve en chef, volant son emploi de méchante à Yoko, notamment lors d’une scène où elle tient scrupuleusement le compte de la répartition des chansons entre leurs quatre auteurs. L’épouse du “Beatle timide” semble moins que lui encline à la modestie, et a apparemment pour projet de lui rendre toute la gloire éclipsée par ses comparses plus célèbres. Yoko Ono, l’air étrangement absent, tente bien d’expliquer aux auteurs du spectacle qu’ils ne comprennent rien aux chansons de John, mais le cœur n’y est pas vraiment. Dominic Champagne, le metteur en scène, se contente de hocher la tête, moins chagriné que soulagé d’avoir enfin à essuyer les remontrances attendues. Yoko arbore le soir de la première un beau sourire et un grand chapeau blanc, ce qui prouve bien que tout cela n’était pas très grave.

 

Sir Paul McCartney a fait le voyage jusqu’à Las Vegas pour assister aux réglages du spectacle. Son arrivée pétrifie la troupe, mais il s’empresse de mettre tout le monde à l’aise par ses blagues. Le film nous le montre acceptant sans problème toutes les idées, et se laissant aller à raconter moultes anecdotes sur sa condition de Beatle.

 

Ringo arrivera la veille de la première.

 

Enfin le “cinquième Beatle” le plus légitime, Sir George Martin, (aucun titre de noblesse n’est oublié dans les sous-titres) a passé la main à son fils Giles pour le réarrangement des titres choisis, donnant au casting un air de spin-off, (série télé artificiellement prolongée avec un quart des acteurs du début et de nouveaux personnages moins intéressants). Le film leur donne la vedette, mais on s’interroge souvent sur l’intérêt de leurs interventions.

 

Devant ce cocktail parfois indigeste, on ressent une certaine impression de malaise, sans même qu’il soit besoin d’insister sur l’aspect commercial de l’opération. Les témoins historiques de la grande époque des Beatles ont beaucoup vieilli, ou sont morts. La réorchestration des chansons est au mieux inutile, au pire pénible (la magnifique version Anthology de While my guitar gently weeps se retrouve noyée dans le sirop de l’orchestre de cordes de George Martin, auquel elle avait échappé depuis 40 ans). La place des artistes de la troupe est minimale dans le film. Cinq minutes pour l’acteur qui tient le rôle du Sgt Pepper, cinq pour un jeune africain du sud venu exprès de Johannesburg, mais dont on ne verra la performance que dans un éclair. Les séquences montrées du spectacle se partagent entre parades flamboyantes et surchargées (For the benefit of Mr Kite, Octopussy’s garden) et plages d’émotion trop appuyées pour fonctionner (les portrait en gros plans des Beatles, leurs silhouettes en ombres chinoises).

 

Seul à tirer son épingle du jeu, le numéro consacré à A day in the life semble rendre hommage à la poésie et à l’acuité de la chanson. Mais encore une fois, il est extrêmement difficile de juger le spectacle à l’aune de ce film, qui préfère laisser la place à des interviews qui fascinent plus par ce qu’elles taisent que par ce qu’elles disent.

 

 

http://www.cirquedusoleil.com/CirqueDuSoleil/en/showstickets/love/intro/intro.htm

 

http://www.beatles.com/core/love/

 

Posted by Akida at 09:52:20 | Permalink | No Comments »

oh putain(s)

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Monday, November 10, 2008

artillerie lourde

Posted by Akida at 15:03:54 | Permalink | No Comments »